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Hegel : La fin de l'histoire
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Cinema Landowski -
Le 11 mai 2009
- 20h 30
Réalisateur : Présentation : CHARLES PEPIN
Année de production :
Distribution : LES ÉCRANS DE LA PHILO
Organisés par le Forum Universitaire et le Cinéma Landowski
Quels points communs entre Brad Pitt et Descartes, entre Tom Cruise et Spinoza, entre Spielberg et Kant, entre les Monty Python et Hegel ?
A priori aucun!
En êtes-vous sûrs?
Le projet d’Ollivier POURRIOL: illustrer les grands penseurs par des extraits de films (Matrix, Fight Club, La Liste de Schindler, Monty Python, Blade Runner, X-Men, La liste rouge, Forrest Gump, Showgirls).
Passionnant.
ATTENTION : le ciné philo du 11 mai sera présenté par CHARLES PEPIN
Ecrivain, philosophe et journaliste
Lundi 11 mai à 20h30
Cinéma LANDOWSKI
Projection du film "Good bye Lenin !" de W. Becker suivie d'une conférence débat sur "La fin de l'Histoire chez Hegel"
20h30 à 21h30 : 1ère partie du film
21h30 à 22h30 : conférence-débat par CHARLES PEPIN
22h30 à 23h15 : 2ème partie du film
tarifs: 7€ ou 5€: chômeurs, étudiants, adhérents FU
Charles PEPIN :
Ecrivain, philosophe et journaliste
Agrégé de philosophie, diplômé de Sciences Po et de HEC, Charles Pepin enseigne la philosophie à Saint-Denis. Il est aussi journaliste, et chroniqueur culturel pour la télévision.
1999 Charles Pépin a vingt-neuf ans. Les infidèles est sont second roman, après Descente
2005 Charles Pepin rencontre auteurs/public au Forum International Cinéma & Littérature, Marché International de l'Adaptation Littéraire -du 1 au 4 avril 2005 à Monte-Carlo
2006 Sortie d'un nouveau livre chez Flammarion le 22 septembre : "une semaine de philosophie".
2008 'Les philosophes sur le divan' est le dernier livre de Charles Pepin, chez Flammarion 1 Octobre 2008 aussi 'Une semaine de philosophie' (Flammarion 2006), sort en collection de poche chez J'ai Lu le 8 octobre 2008.
Une brève revue de presse:
PARIS MATCH: "Ollivier Pourriol redonne de la vie, de la force et de l’actualité aux grandes questions éternelles de Descartes et de Spinoza"
Ollivier Pourriol est, aussi, l'auteur de trois romans parus aux Editions Grasset : "Mephisto Valse", "Le peintre au couteau" et "Polaroïde".
Il a publié les cours de philosophie d'Hubert Grenier dans "La liberté heureuse" et un essai intitulé "Alain le grand voleur".
Il organise régulièrement des conférences sur le cinéma et la philosophie et prépare en ce moment l'adaptation cinématographique de son premier ouvrage "Mephisto Valse".
TECHNIKART: "Et si Matrix illustrait le doute cartésien..."
LE MONDE, PSYCHOLOGIES Magazine, ELLE...
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Descartes selon Brad Pitt
Entretien avec Ollivier Pourriol
Qu’est-ce qui vous a donné envie de faire le rapprochement entre philosophie et cinéma ?
Le plaisir d’abord ! Et leur point commun. Le cinéma et la philosophie ont tous les deux l’ambition de s’adresser à tous. La philosophie recherche un vrai universel qui concerne la vie de chacun. Le cinéma poursuit le même but. Il s’adresse à un large public qu’il touche de manière intime.
Pourquoi le choix de Descartes, Spinoza, Kant et Hegel ?
Ce sont de grands noms, réputés difficiles et ça m’intéressait de les mettre à l’épreuve du cinéma. Les introduire par deux permet de faire sentir un dialogue. Je ne les présente pas comme des boxeurs qui ne sont pas d’accord, mais comme des penseurs qui s’éclairent mutuellement.
De façon plus spécifique, Descartes a une connivence avec le cinéma. Il est l’inventeur de l’appareil optique. Pour lui aussi, l’œil est la métaphore de l’esprit. Il valorise l’imagination et la fiction qui sont utiles à la compréhension. Quant à Hegel, il est le penseur moderne du conflit. Or le conflit est le moteur du cinéma. Il n’y a pas de film, s’il n’y a pas de conflit. Les écrans de la philo ne sont pas juste une illustration de concepts, ils font un aller-retour entre les philosophes et des extraits de films dits « grand public » ou d’art et d’essai. Ils permettent d’appréhender le cinéma comme la philosophie.
Les thèmes abordés permettent-ils d’éclairer la vie quotidienne ?
Le désir, l’éternité, la connaissance… sont des thèmes inventés par ces philosophes. J’essaye de montrer quelles questions ils se posent. La philosophie n’est pas une activité gratuite. C’est le plaisir de poser des problèmes, de beaux problèmes. Elle ouvre ainsi de nouvelles perspectives et elle est un enrichissement. Mais attention, la philosophie n’est pas non plus une recette de bonheur, ni une thérapie. En revanche elle pose bien la question du bonheur et elle est la promesse de bien penser et donc de penser le moins possible.
Penser le moins possible ? Ce n’est pas contraire à la philosophie ?
Non au contraire. Descartes disait que dans une vie, il ne faut consacrer pas plus de quelques heures à la métaphysique car cela peut devenir dangereux. Vivre, ce n’est pas penser. Il y a des moments où la pensée paralyse. Comme on ne peut pas tout savoir, il faut agir et agir bien, ça n’est pas forcément savoir ce que l’on va faire. Dans la vie quotidienne nos actions ne sont pas fondées sur la connaissance mais sur la volonté. On voit souvent au cinéma des personnages qui agissent pris dans l’urgence.
Ces séances sont-elles accessibles aux lycéens ?
Oui, bien sûr, entre autres. Il n’est pas nécessaire d’avoir une culture philosophique préalable. J’ai testé les séances auprès d’un large public, notamment de lycéens. Ça les structure. C’est comme affronter la haute montagne avec un guide. Le cinéma marque l’imagination et permet un solide ancrage. C’est un outil de compréhension très puissant.
Propos recueillis par Domitille de Veyrac
(BBI - Sortir - Décembre 2008)
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À la fois, romancier, scénariste et philosophe, Ollivier Pourriol est l’auteur de "Méphisto valse", "Le Peintre au couteau", "Polaroïde", "Alain le grand voleur", et enfin de "Cinéphilo", les plus grandes questions de la philosophie sur grand écran (Hachette littératures), un livre clef sur la philosophie et le cinéma. Il anime depuis trois ans des séances au MK2 bibliothèque, qui rencontrent un large succès.
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